Passionnée par l’hôtellerie et les voyages, Sylvie Kaufmann s’est rêvée équipière sur un bateau de croisière. Si ses pas l’ont portée vers de nombreux pays, actuellement c’est bien au sein de l’encadrement du secteur multiservice de Prélude qu’elle met à disposition ses compétences et son sens de l’écoute.
Sylvie tire son sens de l’accueil, du service et de l’écoute de son histoire familiale. « Je suis littéralement née dans un restaurant, explique-t-elle avec un large sourire, au bout d’une longue table accueillante.» Autant dire que le sens de l’hospitalité est fortement ancré dans ses gènes. À tel point qu’à l’âge de 15 ans, elle intègre l’École d’assistante d’hôtel, à Glion. Elle s’y forme en tant qu’assistante hôtelière. Elle est employée dans un hôtel 5 étoiles et cette période marque le début de sa carrière de future polyglotte. « Le directeur de mon hôtel avait fait une demande afin que je puisse suivre l’école en français, mais exercer la pratique en allemand.» Son parcours la mène ensuite en Floride pour y apprendre l’anglais, puis en Espagne pour… l’espagnol.
« Là-bas, dans l’hôtel où je travaillais, je m’occupais surtout des touristes suisses alémaniques », plaisante Sylvie. Elle a également voyagé en Australie pendant trois mois avec celui qui est devenu son époux.
« Mon plus grand rêve était de bouger en travaillant dans l’hôtellerie, si possible sur un bateau naviguant dans les Caraïbes. » Toutefois, grâce à ses compétences multilingues, elle devient réceptionniste chez un fabricant de machines-outils de la région. « C’était un poste fantastique. Tous les jours, je parlais trois langues différentes. J’ai effectué ce travail durant cinq ans. » À la naissance de ses enfants, elle choisit de se consacrer à sa vie familiale, s’éloignant ainsi du domaine de l’hôtellerie qu’elle affectionne particulièrement.
De la piscine à Prélude
Les enfants devenus grands, elle envisage de reprendre une activité professionnelle. Il y a 8 ans, alors qu’elle mangeait au restaurant de la piscine de Valbirse, elle rencontre le directeur de Prélude. Le courant passe. Sylvie visite Prélude et y relève de nombreux points communs avec ses expériences passées. « Ici, mes ‘clients’, ce sont des personnes en difficulté. Et comme dans le restaurant de mes parents, on prête l’oreille aux petits tracas des gens. J’ai l’écoute dans le sang ! » Elle apprécie cette pratique qui consiste « à prendre le temps nécessaire lorsqu’une collaboratrice ou un collaborateur ne se sent pas bien. Il y a beaucoup de bienveillance dans notre approche. » Elle a toutefois dû apprendre à mettre un peu de distance dans sa manière de travailler, en raison de son hypersensibilité. « Je ramenais la souffrance des gens à la maison. »
Sylvie apprécie l’image que Prélude renvoie à l’extérieur. « On dit de nous que nous sommes une belle entreprise. On est bien loin des clichés véhiculés sur ce que certains nomment avec mépris des ‘cas sociaux’. » Elle aime également son travail au secteur multiservice et cette manière de démontrer que le handicap n’est pas une fatalité. « On est capables d’assurer tout type de mandat, on a des comptes à rendre à nos clients, et nos collaborateurs se montrent efficaces. » De son propre aveu, elle explique toutefois qu’elle a dû apprendre la patience. « C’est la principale différence avec l’hôtellerie. Le rythme est différent. Néanmoins, je suis plus fatiguée après une journée chez Prélude que lors d’une journée de douze heures dans un hôtel.»
Bien qu’il lui reste encore quelques années avant de penser à la retraite, Sylvie se réjouit de reprendre la route. Le voyage occupe toujours une place importante dans son esprit. « Je crois que j’aurais vraiment pu vivre dans un autre pays. L’hôtellerie est un monde spécial où l’on bouge tout le temps. » Sa passion est si intense qu’elle a même suggéré à son mari l’idée de reprendre un restaurant à Sydney. En attendant, chez Prélude, on se réjouit de pouvoir compter encore sur ses compétences et sa sociabilité. « J’aime accueillir. Chez moi, c’est comme dans un restaurant, avec un frigo et un congélateur toujours pleins », glisse-t-elle en guise de conclusion.